Accueillir l’imprévue!
J’avais prévu prendre des vacances en début septembre, comme à mes habitudes sans rien réserver, en me laissant porter par le courant de la vie. Je planifiais aller dans la région du Bas-du-fleuve et me louer un endroit à mon goût, dans un coin à découvrir. Ce à quoi je n’avais pas pensé, c’est qu’avec la Covid-19, on voyage au Québec cette année. Comme il y a beaucoup de retraités qui voyagent en septembre, préférant la tranquillité plutôt que l’effervescence familiale, la tâche de trouver à me loger une semaine avant mes vacances n’était pas la meilleure idée.
Après plusieurs recherches, je trouve finalement un petit appartement, un peu à l’écart, mais qui semble parfait pour moi au bord de l’eau sur l’Île-aux-Coudres dans la région de Charlevoix. Ce ne sera pas une découverte, comme je suis allé à l’île plus d’une fois, mais m’adapter à l’imprévu m’a permis de m’ouvrir à un autre plan. Et si j’accueillais ce changement de destination, le cœur ouvert, prêt à accueillir l’aventure?
Après l’agrément de la route, j’ai découvert que l’endroit qui m’attendait pour les quatre prochains jours était tout simplement parfait pour moi et même au-delà de mes attentes. Je n’aurais pas pu trouver mieux selon mes goût et surtout, je n’aurais pas trouvé cet appartement si j’avais tout planifié à l’avance, car je n’aurais pas cherché à cet endroit. Je m’explique : quand j’ai vu le décor « bord de mer », les petites lumières d’ambiance, les chaises Adirondack, le petit foyer extérieur… je me suis tellement senti bien que même la pluie de la première journée n’a rien rompu au charme. Je me sentais chez moi. Un endroit idéal pour écrire, méditer et faire le vide, ce dont j’avais besoin de faire à l’extérieur de mon environnement habituel. J’étais tout simplement bien, sans penser, assise face à notre beau fleuve Saint-Laurent, en regardant les bateaux passer, le spectacle des canards en fin de journée et le coucher de soleil à l’horizon. Pour compléter ce décor, pas très loin vers la gauche se trouvait un petit phare. Moi qui porte un amour pour les phares depuis longtemps, j’avais trouvé mon « signe ». Cet endroit m’attendait!
Le lendemain, malgré la pluie, je suis allée marcher. Tout près du gîte, au bout de la petite rue se trouvait un charmant boisé qui débouchait sur une plage et où j’ai pu continuer ma marche jusque près du phare. J’ai médité là, tout près de l’eau, un bon moment. J’étais seule et remplie de quiétude et avec ma nouvelle amie « plénitude » (voir autre texte publié « De la solitude à la plénitude »). Bien que l’ambiance de pluie porte son charme, j’avais autant besoin de l’énergie du soleil et il fût bien présent les journées qui ont suivies.
Je suis très reconnaissante envers la Vie de m’avoir guidé vers cet endroit magnifique et répondant à toutes mes attentes et même plus. Comme si ma confiance envers La Vie avait guidé mes pas, vers le mieux pour moi, connaissant même mes goûts non exprimés. Moi qui ai tellement eu d’inquiétude à ce qui venait par le passé! Et si je faisais le parallèle avec l’arrivée de nouvelles personnes dans ma vie? Que ce soit en amour, en amitié ou pour le travail, je choisis de faire confiance et de laisser l’inquiétude au passé, sans me poser de questions.
Accueillir l’imprévu, c’est magique!
Essayez! Vous m’en parlerez!
Septembre 2020.



