Présentation de l’atelier créatif

D’aussi loin que mes souvenirs me le rappellent, j’ai toujours aimé le bricolage et les travaux manuels. Ces dernières années, j’ai vécu des événements qui m’ont amenée à vivre de grandes émotions, dont le suicide de ma sœur aînée il y a deux ans aujourd’hui. À ce moment-là, j’étais déjà dans un processus de découverte de soi par la créativité. Je découvrais l’agenda créatif « Bullet Journal » et tout ce qui gravite autour de cette méthode. Comme j’avais tendance à me perdre dans mes nombreux carnets, le fait de joindre mon agenda professionnel avec mes trucs personnels dans un format plus décontracté m’a tout simplement séduite, J’ai pu me laisser aller dans ma créativité tout en demeurant structurée. Je suis tombée dedans comme on tombe en amour. Pour m’aider à évacuer mes états intérieurs, j’ai renoué avec ces plaisirs de mon enfance : créer tout en m’amusant. Avec Internet, j’ai découvert tout un monde de créativité en lien avec l’écriture, et surtout qu’il n’y avait pas d’âge pour s’amuser et que je n’étais pas seule de ma « gang ».

L’écriture fait partie de ma vie depuis longtemps, mais parfois les mots ne viennent pas pour exprimer certaines émotions. Le fait d’imager à l’aide du collage, du dessin, de l’aquarelle ou par d’autres médiums aide à comprendre et à libérer quand les mots ne le peuvent pas. Je n’ai rien inventé! Des gens très qualifiés utilisent déjà ces techniques en thérapie par l’art ou en journal créatif comme outil thérapeutique.

Ainsi, depuis deux ans, en plus de l’écriture, j’ai ajouté la créativité pour m’aider à exprimer mes états intérieurs. L’expérience ludique de l’écriture a pris de l’expansion tout en étant amusante et joyeuse. Quoi que l’écriture soit souvent faite de façon inspirée, elle devenu inspirante en y jumelant l’expression plus « artistique ». Je n’ai pas de talent particulier en dessin, donc je complète avec des collages ou l’aquarelle entre autres. Je me laisse inspirer sur le moment.

Je pars du principe que tout se crée et que rien ne se perd et j’utilise ce que j’ai à ma portée pour créer. Une publicité colorée devient un fond pour un collage. Un carton récupéré se transforme en carte de souhait avec la magie des couleurs. Un bout de ruban devient un élément d’accent à mon œuvre artistique. Vous comprenez le principe. Je n’ai pas eu à investir beaucoup pour me créer un atelier de créativité. J’ai commencé par ce que j’avais en main et je complète au fur et à mesure que mon budget me le permet. Cet exercice est donc devenu, avec la pratique, tout autant inspiré qu’avec l’écriture. L’écriture inspirée, je la pratique depuis plusieurs années à la suite d’un atelier suivi avec France Gauthier. Cette pratique est acquise, mais de plus en plus maitrisée et je l’utilise aussi souvent que j’en ressens le besoin. En complément s’est ajoutée cette pratique créative que je nommerais expression créative inspirée. Une sorte de « scrapbooking » de tranches de vie… et, qui sait, qui pourrait devenir le livre de sa vie en mouvement créé avec l’inspiration du cœur.

Si tu te sens inspiré(e) à venir t’amuser avec moi dans cet exercice, j’ai conçu un atelier créatif alliant la pratique de l’écriture avec l’expression créative, Je n’ai pas de formation particulière, ce n’est donc pas un cours. L’invitation est plutôt de venir passer un bon moment en compagnie d’autres personnes, pour ton bien-être personnel d’abord, pour briser l’isolement, pour créer un moment de détente et pour échanger nos idées tout en s’amusant.

Sur un thème choisi, je vous accompagne durant deux heures en y apportant mes éclairages selon mes acquis et mes formations spirituelles. Chacun chez soi dans son intimité pourra se laisser aller, sans crainte du regard de l’autre, à exprimer ce qui l’habite, en se laissant guider par l’inspiration du moment présent.

Nul besoin d’avoir un talent particulier, ni de doctorat en écriture, l’invitation est de faire cet exercice pour soi, donc tout est permis, dans la mesure que cela fait du bien.

Jacinthe, le 15 mars 2021

L’écriture inspirée : https://www.ceme.tv/france-gauthier-ecriture-inspiree

Chez Jacinthe se veut être un lieu de rencontre avant tout : rencontre virtuelle pour l’instant, rencontre par l’écriture, rencontre par les séances, rencontre par les échanges et communication.

L’idée de ce nom s’est imposée à moi tout naturellement quand je cherchais à m’identifier. En fait, ce nom existait déjà, car c’est ainsi que je nommais la location de mon sous-sol avec AirBnB. Durant trois belles années, j’ai vu passer bien du monde chez moi.

Parfois, on montait jaser avec moi, assis sur le petit banc face au comptoir de la cuisine, pendant que je préparais mes choses.  Chez Jacinthe devenait dans ces moments-là un lieu de rencontre et d’échange.

J’aime recevoir les gens, c’est naturel chez moi. C’est un bel héritage que m’a transmis mes parents. J’ai le souvenir de ma hâte à aider ma mère à préparer les chambres et les repas quand nous avions de la visite! Dans notre grande maison de campagne, en plus des huit enfants que nous étions, il y avait toujours de la place pour des invités et il y en avait souvent. J’aimais la vie de la maison autant que le calme et la solitude de ma chambre.

Même si j’apprécie grandement ma vie plus calme de la cinquantaine, j’ai aimé ma vie en famille, ma vie de maman avec mes deux filles et toutes l’effervescence du mouvement dans la maison avec les amis. Maintenant que je vis seule, autant vous dire que j’ai aimé le dynamisme des allers et venues chez moi.

Depuis longtemps, j’ai le désir de créer des groupes de rencontre pour échanger, soit autour d’un repas ou lors d’une activité. Cela ne s’est pas réalisé pour plusieurs raisons. Covid-19 oblige, j’ai cessé l’ouverture de mon gite depuis avril 2020. Cela m’a donné beaucoup de temps, et créer Chez Jacinthe sur le web allait de soi avec moi.

Chez Jacinthe se veut donc un lieu de rencontre ou j’offrirai mes services, des ateliers en plus de communiquer par l’écriture que j’affectionne tant. J’y déposerai des textes sur des sujets qui m’inspirent, sur des réflexions ou sur des questionnements qui m’habitent. Je désire que ce lieu devienne un endroit de rencontre où vous pourrez commenter de vos propres réflexions.

J’aspire à ce que ces échanges soient faits dans le respect et la bienveillance. Vous pouvez toujours passer votre chemin si le sujet ne vous rejoint pas.

Le monde deviendra meilleur avec toutes nos contributions, si petites soient-elles.

À bientôt

Jacinthe

Je commence ce blogue en novembre 2020. Mois tristounet, juste après la coloration éclatante d’octobre et juste avant les lumières de décembre, ce passage obligé de l’entre deux peut amener une grisaille intérieure aussi. Ce qui n’aide pas, nous sommes en pleine deuxième vague de Covid-19. Confinement plus ouvert qu’au printemps, mais d’autant plus pénible pour la population et catastrophique pour les commerces sociaux, le divertissement et le sport entre-autre. Je comprends que ce n’est pas juste ici, mais dans le monde, cela ne rend pas la situation plus facile. Il faut vivre en-dehors de la société ou sur une ile perdue pour ne pas en être affecté.

Pour ma part, je me tiens loin des polémiques, des discours politiques et des propagandes haineuses, je choisi de rester dans la quiétude, c’est mieux pour ma santé. Pour plusieurs, ces confinements ont apporté des changements drastiques dans leurs vies, amenant des adaptations et des prises de conscience. Le confinement de l’automne pour moi, c’est à nouveau une invitation à ralentir le rythme, pour aller en soi puiser sa force et son calme.

Hormis l’isolement, je n’ai pas trouvé trop difficile le premier confinement, car j’avais déjà ralenti la cadence et de plus, je suis déjà dans une formule travail à la maison pour une grande partie de mes occupations. Dans ma petite vie tranquille, c’était déjà beaucoup plus calme et paisible par ces choix de vie. Il y a plusieurs années que ce changement s’opérait dans ma vie, avec plus ou moins de réussite, car je n’ai pas toujours écouté les signes que mon corps m’envoyait. Il m’a parlé fort le 5 décembre 2020. Il l’avait déjà fait souvent auparavant, cette fois-ci je n’ai pas pu éviter de l’écouter. Un « tsunami » intérieur s’est déclenché en moi. Cette crise qui se nomme « trouble panique » arrive comme ça sans prévenir. Tout à coup, je perds le contrôle et tout semble se dérégler en moi.

Je dis qu’il est arrivé soudainement, en fait, il se préparait en sourdine. J’en ressentais les secousses avant ce jour. Des symptômes connus réapparaissaient, tel qu’une digestion plus difficile, l’isolement, le manque d’enthousiasme, d’entrain et le manque de plaisir dans la vie. Cela s’installe sournoisement, je ne voyais rien, c’est plutôt les autres autour de moi qui commençaient à se rendre compte que quelques choses n’allaient pas bien. Ce n’est pas la première fois que cet événement arrive, mais à chaque fois je ne le vois pas arriver et bien que j’en connaisse le dénouement, j’ai autant peur de mourir qu’à la première crise.

Pourquoi mon corps a choisi cette journée pour exploser, c’est parque je n’étais pas seule et surtout que j’étais accompagné des personnes qui m’aiment le plus au monde : mes deux précieuses filles. Joanie, cette grande âme de cœur était présente avec moi. Nous venions de faire une belle randonnée. Une petite neige tombait pour rendre le paysage encore plus beau. Nous venions d’aller faire les achats pour se cuisiner un bon repas et se détendre et tout et tout… tout était parfait et pourtant en moi tout s’est déréglé. Joanie m’a tenu la main pendant des heures, me parlant doucement, me disant les mots qu’il fallait à cette drôle de maman que je suis, qu’elle aime tant malgré tout. Elle était constamment en contact par texto avec sa sœur (ce qu’elles m’ont dit par la suite), car Joelle connait et sait ce qu’il faut faire quand une crise arrive.

J’ai bien tenté d’être cette mère « parfaite » comme bien des femmes de ma génération, en occupant un emploi à temps plein, en ayant une maison bien rangée, des enfants bien vêtus tout en cuisinant de bon repas nutritif et tout cela comme dans les magazines! Je rigole un peu, mais n’empêche que je me suis mis la barre plus haute que le client en demande autant dans ma vie personnelle qu’au travail. Je n’y suis pas arrivé facilement, il y a des choses qui auront été mises de côté comme ma santé mentale. Mes relations en ont souffert aussi beaucoup. Comment en aurait-il pu être autrement. N’étant pas moi-même en mesure de me comprendre, comment les conjoints auraient-il pu, malgré tout je suis une personne aimable et pleine de qualité, avec mon « monde émotionnel » en prime.

Cela c’est moi! Vous vous reconnaissez? En partie peut-être? Arrive un moment ou la tête veut, mais le corps n’est plus capable de supporter toute cette pression. Il sort le drapeau blanc et demande grâce et repos. À chaque étape de ma vie où le stress a pris le dessus, mon corps a réagi et en a subi les contre-coups. Quand je ne l’ai pas écouté, la crise est arrivée, toujours accompagné d’un dérèglement du système digestif. Elle se produit pour ramener l’équilibre dans le corps, tant que le corps ne sera revenu au calme. Oui, je dois vous dire que j’ai l’aide de la médication pour permettre à mon corps de retrouvé son équilibre. Cela a toujours été difficile à accepter la médication pour moi, c’est pourquoi je joue avec lui depuis plus de vingt ans. La première crise s’est produite à 34 ans. Je ne vous raconte pas le détail de toutes les recherches que j’ai pu faire à ce moment-là, et il n’y avait pas grand-chose, de l’aide diverse que j’ai été cherché, jusqu’à en croire que j’avais un défaut de fabrication. Je voulais guérir comme si j’avais pu! J’ai tant essayé, de trouver la formule miracle pour corriger ce défaut en moi, tant essayé que j’ai joué au yoyo émotionnel avec mon corps jusqu’à en arriver à ne plus digérer rien et pas juste les aliments!

Quand quelqu’un nous parle de maladie tel que le cancer, la compassion est facile. Quand on parle de maladie psychique, le jugement est encore facile dans notre société. Je me suis fait dire plusieurs fois, par des gens bien intentionnés, qu’avec tout ce que je faisais côté « énergétique » je n’en aurais plus besoin de médicament, ou bien que ce n’était qu’une question de contrôle de soi et que je pourrais bien arriver à retrouver l’harmonie avec de la « bonne volonté » et du courage. Du courage, je n’en manque pas pourtant!

Toute ma vie j’ai cherché l’équilibre, l’harmonie autour de moi. Avoir un beau décor, une maison bien rangée, etc. Dans ma quête de cette harmonie, j’ai rencontré cette belle personne que je suis. J’ai pris du temps avec elle pour mieux la connaître, pour l’apprivoiser et surtout de la laisser vivre. Toute en retenue, j’apprends à m’ouvrir, à faire confiance. Les relations, c’est exigeant. Ça implique la vulnérabilité, ça épuise souvent quand on est une hypersensible, mais c’est possible d’être bien vécu en faisant le choix de me faire confiance : voilà ma plus grande force.

A travers ce parcours, j’ai introduit la méditation quotidienne, les respirations selon la méthode « cohérence cardiaque », la danse qui contribue à garder mes vibrations vivantes. Mon prochain défi est de me remettre à chanter avec ma guitare. Des choses que j’aime et qui me font du bien, tellement que j’en ai créé le besoin. L’important est de trouver ce qui nous fait vibrer soi pour amener la JOIE dans sa vie. Il y a encore des journées ou les nuages sont denses, mais le soleil revient plus vite. J’ai tant et tant essayé d’aller bien, par différentes méthodes, pratiques ou approches, mais je suis fatiguée d’essayer! Guérir n’est plus important et pour l’instant c’est comme ça. J’ai remplacé ce désir par celui de vivre ma vie à 100%!

En choisissant d’écrire, c’est une autre preuve de confiance et surtout de reconnaissance que je me fais. J’ai cherché toute ma vie la reconnaissance, elle ne peut venir que de moi d’abord. Le chemin n’a pas été facile, mais il est le mien et j’en suis très fière. Il est celui que j’ai tracé et il n’est pas fini !

Jacinthe

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